Nokia ne s’en cache pas : le N900 n’est pas un simple smartphone. Le fabricant finlandais le revendique ouvertement comme un ordinateur — et pour une fois, le discours marketing n’est pas très loin de la réalité.
Positionné quelque part entre un iPhone et un Android classique, le N900 cible ceux qui en ont assez de jongler entre leur PC portable et leur mobile. L’idée : tout faire depuis un seul appareil, sans compromis sur la qualité de navigation.
Ce qui rend l’engin crédible, c’est son système d’exploitation. Maemo, basé sur Linux, tourne sous le capot et embarque Firefox avec support Adobe Flash. Autrement dit, vous accédez aux mêmes sites que sur votre ordinateur — pas une version allégée, pas une interface bridée.
Côté fiche technique, le N900 ne déçoit pas. Écran de 3,5 pouces en 800×480 pixels, clavier AZERTY coulissant pour ceux qui ne supportent pas le tout tactile, appareil photo de 5 mégapixels avec flash, et un lecteur multimédia compatible MPEG-4, MP3 et WAV. La mémoire interne de 32 Go est extensible via microSD, ce qui laisse de la marge. Le tout passe par la 3G+ ou le Wi-Fi selon la situation.
Le téléphone gère aussi bien les appels vocaux classiques que les appels internet, et reste connecté via email, messagerie instantanée et SMS. Il permet même de partager sa localisation et son statut sur les réseaux sociaux — une fonction encore assez nouvelle à l’époque de sa sortie.
Un appareil hybride qui, en 2009, pousse les limites de ce qu’un mobile peut faire. Reste à voir si l’usage quotidien tient la promesse sur la durée.